Reconquêtes pour un Nouveau Parti Socialiste

"Sans la République, le socialisme est impuissant. Sans le socialisme, la République est vide" (Jean JAURES)

29 février 2008

A quoi reconnaît-on un beauf ?

http://tf1.lci.fr/infos/france/politique/0,,3725233,00-sarkozy-cadeau-qui-faire-plaisir-carla-.html

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Benoit HAMON invité de LCI

http://tf1.lci.fr/infos/france/politique/0,,3727843,00-benoit-hamon-est-invite-christophe-barbier-.html

benoit-hamon.1190011790.jpg

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Le malaise au sein du couple franco-allemand éclate au grand jour

Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, le 30 janvier 2008 à Paris
© AFP

Paris et Berlin viennent d'annuler deux réunions à haut niveau, mettant en lumière un malaise persistant au sein du couple franco-allemand, déstabilisé par les désaccords sur le projet d'Union pour la Méditerranée du président Sarkozy et des dossiers économiques européens.
La France a reconnu mardi qu'une polémique "montait" à propos du report du sommet franco-allemand du 3 mars entre le président Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, et qu'il y avait des sujets sur lesquels "des éclaircissements étaient nécessaires".
Berlin et Paris ont reporté ce sommet au 9 juin, officiellement pour des "raisons de calendrier".
Une autre rencontre franco-allemande, prévue mardi à Paris entre le ministre de l'Economie Christine Lagarde et le ministre des Finances Peer Steinbrück a également été reportée. Là encore, "pour des raisons d'agenda".
La presse allemande relève régulièrement les attitudes jugées peu délicates du président Sarkozy à l'égard de l'Allemagne.
"Le gouvernement français ne trouve plus de temps pour son partenaire allemand", ironise le Handelsblatt.
En réalité, les deux pays ne parviennent à se mettre d'accord ni sur l'Union pour la Méditerranée, ni sur les dossiers économiques : le rôle de la Banque centrale ou encore les déficits publics.
"Après guerre on a fait le choix de ne plus avoir de zone d'influence française d'un côté, allemande de l'autre, et qu'il y ait une vision stratégique et la perception d'intérêts communs qu'ils soient au sud, au nord ou à l'est", explique la présidente du Mouvement européen-France Sylvie Goulard.
Pour cette spécialiste des relations franco-allemandes, "le projet d'Union méditerranéenne est vu par les Allemands comme la rupture de ce pacte fondamental".
Mme Merkel, tout en jugeant utile une nouvelle dynamique dans les relations euro-méditerranéennes, craint que ce projet ne divise les Européens.
Elle n'accepte pas davantage de ne pas être conviée au sommet de lancement du projet le 13 juillet à Paris, mais seulement le 14, avec les autres Etats membres de l'UE appelés à l'approuver.
"Sarkozy et (son conseiller spécial Henri) Guaino ont été très étonnés, quand l'Allemagne, malgré l'accord de l'Italie et de l'Espagne, a maintenu son refus", relève Martin Koopmann, expert à la Société allemande de politique étrangère (DGAP). Pour lui, Sarkozy "a pensé que l'Allemagne allait céder".
"On n'invite l'Allemagne qu'au dessert", estime Sylvie Goulard, qui y voit "une inflexion assez forte" de la politique franco-allemande traditionnelle.
Les explications apportées par Henri Guaino, qui s'est rendu à Berlin le 14 février, n'ont à l'évidence pas convaincu.
M. Guaino appartient à "l'école qui a voté non à Maastricht et non au traité constitutionnel en 2005 et qui souhaite réorienter les partenariats de la France", rappelle Mme Goulard.
Sur certains dossiers économiques la divergence est aussi forte.
Mme Merkel a renouvelé il y a une semaine sa défense de l'indépendance, qualifiée d'"essentielle", de la Banque centrale européenne, alors que M. Sarkozy avait dénoncé les conséquences néfastes de la politique de l'euro fort de la BCE.
En ce qui concerne les déficits, le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück appelle la France à respecter son engagement d'équilibrer ses comptes publics "au plus tard en 2010", alors que Paris souhaite avoir davantage de temps pour y parvenir.
Les difficultés du couple franco-allemand sont d'autant plus malaisées à résoudre que M. Sarkozy et Mme Merkel passent pour entretenir des relations personnelles difficiles.
"Ce n'est pas De Gaulle-Adenauer, Giscard-Schmidt, Mitterrand-Kohl. Et ce n'est pas Chirac-Schröder", dit un diplomate français.
"Il n'y a pas de grande empathie entre les deux : l'activisme constant de Sarkozy énerve Merkel", ajoute-t-il.

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28 février 2008

Rama et le malodore

jeudi 28 février 2008, mis à jour à 13:00

Argenteuil

Répulsif anti-SDF: Rama Yade crée la polémique

LEXPRESS.fr

Interrogée mardi sur l’utilisation l’été dernier par le maire Argenteuil d’un répulsif chimique sur les SDF, la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme a justifié qu'"il faut tout tenter dans une ville". Tenus lors d’un meeting de soutien du maire UMP sortant Georges Mothron, ces propos ont suscité de vives réactions dans l'opposition.

ardi soir, Rama Yade est venue soutenir devant près de 300 personnes Georges Mothron, maire sortant UMP d’Argenteuil dans le Val d’Oise. L'élu avait déjà  reçu les encouragements des membres du gouvernement Xavier Darcos, le 6 février et François Fillon le 11.

La secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme a défendu dans un discours de 30 minutes les mesures prises durant la mandature du maire. Interrogée par les journalistes de VOTV, une chaîne télévisée du Val-d'Oise, au sujet de l’utilisation controversée l’été dernier d’un répulsif malodorant contre les SDF, Rama Yade a affirmé qu'"il faut tout tenter dans une ville ". "Il faut essayer des choses. Un maire ne fait pas ce qu'il veut, il répond aux préoccupations des gens", a-t-elle justifié. Les propos de la secrétaire d'Etat ont été diffusés par vidéo sur le site Internet VoNews.

A la veille de sa venue, Philippe Doucet, conseiller général d’Argenteuil et tête de liste socialiste aux municipales, avait déclaré vouloir profiter de la visite de la secrétaire d’Etat pour revenir sur cette mesure prise par le maire sortant. L'affaire du Malodore avait provoqué un tollé en août dernier: Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, Christine Boutin, la ministre déléguée au Logement , ainsi que de nombreux responsables politiques de l'opposition avaient alors dénoncé cette pratique.

Lundi, Philippe Doucet espérait encore "qu'en tant que Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères chargée des Droits de l'Homme, Rama Yade profitera de sa visite pour expliquer à Georges Mothron, Philippe Métezeau (1er adjoint au maire) et à la droite locale que les hommes ne se traitent pas comme des rats, avec des produits toxiques".

Des déclarations jugées "inappropriées"
Ce nouveau dérapage de Rama Yade a suscité de vives réactions de la part des membres de l’opposition. Mouloud Bousselat, secrétaire du PCF Argenteuil et conseiller municipal inscrit sur la liste PS de Doucet, a cosigné avec le militant écologiste Valentin Teixera un communiqué dénonçant cette intervention. "En tant que militants attachés notamment au respect des Droits de l'homme, nous condamnons avec fermeté ces propos ministériels inadmissibles", écrivent-ils. Ils précisent que "le Préfet du Val-d'Oise a été officiellement saisi à plusieurs reprises sur un certain nombre d'éléments techniques relatifs au Malodore, parmi lesquels sa composition chimique, sa toxicité et les préconisations d'usage relatives à ce produit fort singulier".

Les deux hommes rappellent les déclarations des membres de la majorité concernant cette affaire. Il relayent les propos de Christine Boutin qui affirmait que "le principe même de l'utilisation de produits de ce type constitue […] une atteinte à la dignité de la personne humaine parfaitement inacceptable" et de Martin Hirsch, qui considérait "dégradant d’utiliser ce type de produit contre des personnes". Sur son blog militant Valentin Teixeira dénonce la "banalisation" de cette mesure et se dit "scandalisé par les déclarations inappropriées et fâcheuses" de Rama Yade.

Posté par Laurent 21 à 15:49 - Sarkoland - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Rama Yade justifie l'utilisation du Malodore à Argenteuil

Rama Yade justifie l'utilisation du Malodore à Argenteuil
Vidéo envoyée par Colombes2008

Quel scandale ! Habituée aux propos douteux, la secretaire d'Etat justifie la politique de Mothron. Mardi, lors d'un meeting UMP à Colombes, elle a dit : " Le FN défend la préférence nationale. Nous, on défend la préférence locale". Qu'est ce cela veut dire Mme la secretaire d'Etat ???

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Michel Rocard : Sarkozy est un danger public

Rencontre avec Michel Rocard
Vidéo envoyée par videospol

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Peut-on utiliser un taser dans un centre de rétention ?

Taser en rétention: violence à l’abri des regards

Alain Morice, anthropologue au CNRS, réagit à l'utilisation de pistolets Taser au centre de rétention de Vincennes, confirmée par la police, mardi 26 février.

Un pas en avant a ainsi été franchi dans la nuit du 11 février 2008 avec l’apparition du Taser comme moyen de répression. Nous avons en effet appris par la presse et par Internet que des tirs au fusil Taser auraient été effectués récemment au centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, près de Paris.

Ce CRA est actuellement le site d’une résistance ardue et courageuse de la part de personnes de nationalité étrangère en instance d’expulsion, qui affirment être soumises à de mauvais traitements systématiques et à des conditions de détention dégradantes. Débordées par la situation, les forces de police semblent ne plus maîtriser la situation, ce qui se traduit par une surenchère d’insultes racistes et d’exactions physiques. Ajoutons que ces lieux sont tenus au secret, ou presque.

Des enseignements politiques inquiétants peuvent être tirés de cette initiative.

Du point de vue de leurs fabricants comme de leurs utilisateurs, l’argument en faveur des Taser est que ce sont des armes destinées à neutraliser à distance les personnes dangereuses hors de tout contact physique, sans les tuer ni risquer sa propre vie. Or il se trouve que cette innocuité est contestée et que des sources concordantes imputent à ces instruments la cause de nombreuses morts ou lésions graves et invalidantes. La personne qui a été victime d’un tir de Taser au CRA de Vincennes a été évacuée dans un hôpital, ce qui, dans les conditions de mépris des personnes qui y règnent, démontre que les autorités ont craint une issue fatale.

Allons plus loin. Le Taser est en la circonstance introduit dans des lieux qui, selon la trompeuse formule officielle, ne relèvent pas de l’administration pénitentiaire. C’est-à-dire des zones de non droit où la justice n’exerce qu’exceptionnellement son droit de regard. Cette arme, encore une fois potentiellement meurtrière, a été utilisée pour mater une rébellion, complètement légitime, de personnes subitement privées des droits fondamentaux les plus élémentaires et soumises à un régime d’enfermement pire que celui de la prison de droit commun.

Pas de danger pour la sécurité des policiers

L’arme a été utilisée dans des circonstances carcérales où la sécurité des policiers n’était pas en danger. Alors pourquoi ? Et faut-il supposer que les autorités de la république contrôlent assez peu leurs agents de répression pour permettre que le Taser traîne n’importe où à la ceinture du policier ? Pourquoi pas demain dans les transports en commun ?

Rappelons enfin que dans les CRA, nul citoyen ne peut pénétrer, hormis les parlementaires (qui ne s’y bousculent pas) et les bénévoles de la Cimade, qui fait ce qu’elle peut et qui bien sûr ne risque pas d’être témoin des exactions qui se produisent quand elle a le dos tourné.

Les plus anciens se souviennent que les CRA ont fait suite à la découverte, à Marseille en 1975 de la prison clandestine d’Arenc, contrôlée entièrement par la police, où étaient séquestrés des travailleurs immigrés en instance d’expulsion. Depuis 1964, la police y régnait en maître à l’abri des regards, sur la seule base d’un règlement de police de 1938 autorisant l’internement des étrangers sans papiers.

Nous voici rendus à deux hypothèses hélas ! bien plausibles. D’abord, dans certains lieux tenus secrets, il peut se passer les pires horreurs, pourvu que cela ne transpire pas au dehors. Dans les CRA, la violence disproportionnée de la répression que subissent actuellement les étrangers en colère est visiblement une manière de leur dire: "Que cela ne sorte pas d’ici, ou vous allez le payer cher".

Tester les Taser dans les CRA obscurs

Dans cette optique, vu que les CRA sont justement destinés à garder sous la main des personnes qu’on ne parvient pas à expulser, à tout instant le meurtre est à l’horizon comme moyen ultime de rétablir le silence de plomb qui doit régner sur ces centres. Ensuite, donc, il est permis de supposer que les fusils Taser, justement parce que controversés, sont testés là, dans d’obscurs CRA, à l’abri des regards de la société civile, par de zélés fonctionnaires qui croient bénéficier d’un privilège d’invisibilité, sur des populations que presque tout le monde méprise ou ignore.

Nous serions alors, toutes proportions gardées, dans une logique où les rapprochements historiques ne manquent pas en matière d’expérimentations dangereuses sur les personnes humaines. On nous objectera que l’intention n’est pas prouvée et que l’erreur sera blâmée. Nous objecterons à notre tour, avec hélas ! la certitude de n’être pas démenti par les faits, que le crime de jouer avec un engin de mort contre des détenus sans défense restera, comme toujours, impuni.

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27 février 2008

La chronique de Liêm Hoang-Ngoc sur France inter

Augmenter les salaires, une urgence économique

Avec France Inter, la chronique de Liêm Hoang-Ngoc, Maître de conférences à l'Université de Paris I, qui remplace cette semaine Bernard Maris.

La baisse du pouvoir d'achat est-elle une illusion ?
Elle est en tout cas la préoccupation n°1 des Français. A l'heure où les prix flambent et où les entreprises cotées font des bénéfices records, les conflits sur les salaires réapparaissent même dans le secteur privé. Le MEDEF n'a pourtant de cesse de répéter que la baisse du pouvoir d'achat n'est pas réelle mais ressentie.
Alors qui croire ? Bernard Marris a rappelé vendredi dernier que le revenu salarial net moyen calculé par l'INSEE avait stagné de 1978 à 2002 et qu'il a baissé depuis cinq ans. Si l'on tient compte de l'inflation, en moyenne de 2% par an, le pouvoir d'achat d'une grande partie de la population a donc bel et bien été entamé depuis trente ans, d'autant plus que le poids du logement est sous-estimé dans l'indice des prix. Celui-ci considère que les dépenses de logement représentent seulement 14% du budget d'un ménage, alors qu'en réalité, ce chiffre approche parfois la moitié du revenu !
De plus, on sait maintenant que les prix dans la grande distribution ont grimpé de 29% depuis le passage à l'euro et que certains produits de consommation courante ont encore augmenté de près de 40% depuis trois mois !
Le pouvoir d'achat a-t-il baissé pour tout le monde ? Au cours de ces dix dernières années, le revenu déclaré des 5% des contribuables français les plus riches a augmenté de 11%. Le revenu des 1% les plus aisés a augmenté de 19,4% et celui des 0,1% les plus fortunés de 32%. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que la croissance française soit exclusivement tributaire de la consommation et de la spéculation des classes aisées.
Quant à ceux qui se lèvent tôt, les réformes structurelles de la protection sociale et du marché du travail aggraveront leurs situations, déjà difficiles. La moitié de la population gagne moins de 1480 euros par mois; 17% des salariés sont au SMIC et 7 millions de pauvres vivent avec moins de 718 euros par mois. Les classes moyennes ne sont plus épargnées. Alors que la France subit une panne d'investissement, la baisse du pouvoir d'achat des classes populaires accentuera encore le repli de la croissance, qui sera inférieure aux hypothèses sur lesquelles la loi de finance a été construite. Les déficits se creuseront donc à nouveaux inutilement.
Par conséquent, la hausse des salaires est non seulement une urgence sociale. Elle aussi devenue une nécessité macroéconomique. La situation va-t-elle s'arranger en 2008 ? Pas vraiment. Le gouvernement projetait d'augmenter la TVA. Il faudrait la baisser. Les salariés du public vont encore perdre du pouvoir d'achat. Leurs salaires n'augmenteront que de 0,5% en mars et de 0,3% en octobre, soit 0,56% en moyenne annuelle alors que le niveau général des prix flirte avec les 3% et que certains produits flambent. Ces piètres augmentations serviront de référence dans le privé où les syndicats affaiblis n'obtiendront guère mieux. Toutefois, la dégradation des salaires est telle que certaines entreprises, face à la résurgence de conflits, commencent à renouer avec la bonne vieille augmentation générale indexée sur l'inflation et les gains de productivité.
Le dicton du jour : « La feuille de paie n'est pas l'ennemie de l'emploi », c'était de Jacques Chirac en avril 1995.

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La campagne municipale à Colombes

Mairie_colombesC'est la dernière ligne droite de la campagne municipale (..et cantonale....). A Colombes, le résultat, qui s'annonce serré, sera probablement suivi par beaucoup de journaux et de commentateurs de la vie politique.

En effet, cette ville est doublement symbolique : Rama YADE est candidate sur la liste de

Ngouetacurie_006_2

Nicole GOUETA, maire RPF(proche de PASQUA) puis UMP. Deuxièmement, c'est une ville importante(83 000 habitants) située dans les Hauts de Seine, fief de Nicolas le petit.

Hier soir, par curiosité, je suis allé à la réunion publique organisée par l'UMP à l'école PEGUY. Franchement, le contraste était évident avec le meeting organisé par la gauche rassemblée. Il y avait peu d'applaudissement, les personnes présentes n'habitaient pas le quartier. La morosité régnait.

Du côté du MODEM, leur campagne semble dynamique et il pourrait prendre des voix à la droite dans le canton Sud.

En ce qui concerne les motivés et la liste LO, on les voit très peu sur la ville.

Quant à la liste Colombes Rassemblée, le militantisme et l'occuption de la ville sont planifiés quotidiennement. De nombreux points de RDV sont prévus, même dans le Sud de la ville( qui vote UMP massivement)

Posté par Laurent 21 à 12:14 - Personnel - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

la chronique de Liêm Hoang-Ngoc sur France Inter

Les dividendes d'aujourd'hui empêchent la croissance de demain Avec France Inter, la chronique de Liêm Hoang-Ngoc, Maître de conférences à l'Université de Paris I, qui remplace cette semaine Bernard Maris. Les profits français, plutôt que d'être réinvestis, servent aux actionnaires. Inutile de chercher ailleurs le point de croissance qui nous manque...

Le capitalisme est-il devenu sans foi ni loi, comme l'a déclaré jeudi dernier le président de la République ? C'est, en tout cas, un excellent sujet d'examen. Pour le traiter, citons le théorème, prononcé le 3 novembre 1974 par le chancelier social-démocrate allemand de l'époque, Helmut Schmidt : « Les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain ». On reproche souvent à la France de ne pas être moderne, pour ne pas s'inspirer des exemples étrangers et particulièrement de l'exemple allemand. Eh bien, les gens le savent-ils ? Au cours du quart de siècle passé, la France est le pays qui a tenté d'appliquer à la lettre le théorème de Schmidt. Elle est, de tous les pays développés, celui où le partage des richesses entre salaires et profits a été le plus favorable au capital. La part des profits dans la valeur ajoutée était de 25% en 1983. Elle est aujourd'hui de 35%. La primauté aux détenteurs de titres Mais les entreprises du CAC 40 ne consacrent qu'une petite partie de ces profits à l'investissement, une partie insuffisante pour redresser notre courbe des taux d'investissement, orientée à la baisse depuis vingt ans, si bien que la France se désindustrialise. En 1970, 26% des bénéfices étaient versés aux actionnaires sous forme de dividendes. Les actionnaires reçoivent aujourd'hui 65% des profits. Vous me direz que ces sommes ne sont pas perdues pour la croissance, puisqu'elles alimentent la consommation des détenteurs de titres. Ceci explique que la croissance française est presque exclusivement tirée par la consommation des classes aisées, qui sont aussi celles qui peuvent épargner. Mais ceci est bien insuffisant pour aller chercher le point de croissance qui nous manque, même avec les dents, car les ménages à hauts revenus sont aussi ceux dont la propension à consommer est la plus faible. Lorsque vous gagnez plus de 20 fois le SMIC, vous consommez tout au plus la moitié de votre revenu, sauf si vous collectionnez les belles italiennes (les voitures de sport, bien entendu…). Le reste est consacré aux placements boursiers et à la spéculation immobilière. Décroissance ne veut pas dire baisse de pollution Les profits d'hier ne sont donc pas suffisamment les investissements d'aujourd'hui, et nos entreprises perdent en compétitivité. Le commerce extérieur est dans le rouge. De plus, les profits des uns ont pour corollaire la baisse du pouvoir d'achat de la majorité des salariés. Les écologistes ne le savent pas, mais nous sommes déjà en décroissance. Comme ils peuvent l'observer, même en décroissance, l'économie n'est pas forcément moins polluante. Son développement, loin d'être durable, est en tout cas tributaire de la consommation des classes riches, dont la propension à rouler en 4x4 dans l'Ouest parisien est immodérée… Le dicton du jour : Il est de l'économiste Keynes, qui écrivait en 1936 : « Les deux vices marquants du monde dans lequel nous vivons sont que le plein-emploi n'est pas assuré et que la répartition des revenus manque d'équité. »

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