31 octobre 2008
Meeting de Paris
militants réunis dans le XIVème arrondissement de Paris, à une semaine du vote Benoît Hamon a encouragé les militants à réinstaller le PS “au cœur de la gauche, au cœur des classes populaires et des classes moyennes”. Benoît Hamon, candidat à la succession de François Hollande, a appelé les militants socialistes “au vrai vote utile” pour le congrès de Reims à la mi-novembre, celui pour la motion “Un monde d’avance” qui remettra le PS “au cœur de la gauche”.
“Je vous appelle, j’appelle les socialiste au vote utile, au vrai vote utile”, celui qui peut conduire le PS à “revenir au cœur de la gauche, au cœur des classes populaires et des classes moyennes”, a déclaré le député européen au cours d’une réunion publique
A une semaine précisément du vote des militants sur les motions pour le 75e congrès du parti, Benoît Hamon, 41 ans, a assuré que “quelque chose se passe” à l’intérieur du parti. “Il est maintenant temps d’essayer la différence”, a affirmé le député européen, dont la motion est défendue aussi par toute la gauche du parti (Henri Emmanuelli, Jean-Luc Mélenchon, Marie-Noëlle Lienemann) et Pierre Larrouturou, auxquels il a rendu hommage pour leur soutien.Arme anti-Sarkozy
Crédité de 15 à 20% des voix des militants jeudi prochain, Benoît Hamon a regretté que son parti, “quelque part, donne trop le sentiment d’être une gauche rassasiée, repue”. “Cette gauche indifférente au sort des hommes et des femmes de ce pays, si préoccupée par son nombril (…), c’est avec cette gauche rassasiée que nous avons le devoir de rompre à l’occasion de ce congrès”, a-t-il lancé sous les vivats d’un public enthousiaste.
Selon lui, “si nous n’avons pas gagné en 2002 et 2007, c’est parce que nous avons manqué au peuple”.
Il a défendu “le rassemblement de toute la gauche”. Faisant observer qu’il est parfois présenté comme l’arme anti-Besancenot du PS, l’eurodéputé a lancé: “si je dois être une arme, c’est une arme anti-Sarkozy. Nous serons confrontés à trop de violence demain dans la société française pour que nous puissions nous passer d’un seul militant de gauche quand viendra le moment de la résistance”.
“Qu’on ne me demande pas d’éteindre le feu Besancenot, ce qui m’intéresse, c’est d’éteindre le feu Sarkozy!”, a ajouté Benoît Hamon.
“Un vrai chef”
Il a tenu délibérément le discours d’un homme qui s’appelle à gouverner le PS, appelant “à la gravité et la solennité” car “il est loin d’être acquis que de la crise naisse un progrès, il n’y a pas d’automaticité”.
“Nous allons au-devant d’une grande catastrophe sociale. Et il n’y a pas de grande crise sociale sans crise politique”, d’où la lourde responsabilité du PS, a jugé Benoît Hamon.
Il s’en est pris à “ceux et celles (au PS) qui enracinent l’idée qu’on peut être de gauche et sarko-compatible”. “Ceux-là nous ont fait du mal. Ils n’auront aucune place dans la nouvelle direction du PS” que Benoît Hamon espère constituer autour de lui.
Le leader socialiste a estimé qu’”une bataille est d’ores et déjà gagnée” car les autres responsables PS “sont tous venus sur notre ligne politique, à un moment ou à un autre” dans la préparation du congrès, la crise financière ayant fait des thèses des forces de la gauche du parti “les plus crédibles”.
Sans les nommer, il a adressé des piques à Bertrand Delanoë, ironisant sur la nécessité pour le PS “d’avoir un vrai chef”, à Ségolène Royal pour avoir songé à François Bayrou comme Premier ministre en cas de victoire en 2007, et à Martine Aubry à qui il a reproché un accord avec le MoDem aux dernières municipales.
23 octobre 2008
Benoit Hamon, Marianne et les paradis fiscaux
Europe : Sarkozy l'emportera-t-il au paradis (fiscal)?
En pleine joute Sarkozy-Juncker sur les paradis fiscaux, l'eurodéputé Benoît Hamon nous détaille les modalités d'action qu'il va proposer en tant que rapporteur de la révision de la directive Epargne. Pour le socialiste, la capacité du Président à faire remporter la bataille sur le secret bancaire déterminera la réussite ou l'échec de la présidence française de l'UE.
Marianne2.fr : Alors que les Etats recapitalisent les banques par dizaines de milliards d'euros, beaucoup soulignent l'évasion fiscale qui prive chaque année les Etats d'importantes ressources. Selon la Commission, la fuite serait de 200 à 250 milliards d'euros soit 2 à 2,5% du PIB européen et deux fois le budget de l'Europe. Pensez-vous que l'Union européenne puisse légiférer sur les paradis fiscaux ?
Benoît Hamon : Le problème du cadre européen dans ce domaine c'est l'unanimité nécessaire au Conseil et la multiplicité des situations fiscales. Entre l'impôt sur les sociétés à 0% (Irlande), le secret bancaire (Luxembourg, Belgique...) et les autres cadres juridiques nationaux, les intérêts sont très divergents sur la question. La crise financière peut accélérer la prise de conscience, car les sommes qui sont détournées lèsent directement les citoyens européens et les privent d'investissements publics importants.
Le problème, c'est que beaucoup de pays appuient très fort sur le frein : le refus prévisible du Luxembourg de participer à la réunion de Paris sur les paradis fiscaux est très révélatrice des divergences d'intérêts. Par ailleurs, le rapport que je vais rendre n'a qu'une valeur consultative et j'espère que la crise aidera à le populariser. Au sein de la Commission des Affaires économiques et monétaires, je suis représentant d'un groupe minoritaire. Ce sont les libéraux et les conservateurs qui dominent. Quand des amendements avaient été présenté pour la directive épargne, ils avaient d'abord été acceptés en commission puis rejetés sous la pression des conservateurs qui les avaient d'abord soutenus. Parmi eux, il y avait un certain nombre d'eurodéputés conservateurs allemands issus de la mouvance de Merkel qui critiquaient, quelques jours avant le vote, le scandale des paradis fiscaux !
Quelles mesures prises au niveau européen peuvent permettre de lutter contre la fraude fiscale ?
L'une des principales faiblesses de la directive sur la fiscalité de l'épargne adoptée en 2003, c'est qu'elle ne frappe que les particuliers. La première chose à faire serait d'élargir le contrôle aux personnes morales, fondations et autres formes juridiques qui sont autant de faux nez grâce auxquels les entreprises et les personnes fortunées organisent leur fuite fiscale. Il faudra aussi régler la question de la « fraude carrousel » (par laquelle les entreprises se font facturer dans les pays les moins taxés en faisant peser la TVA sur le client ou le fournisseur) en mettant en place un dispositif d'harmonisation de cette taxe.
Sur le secret bancaire, une mesure est déjà entrée en vigueur : les pays concernés (notamment la Belgique) opèrent un prélèvement à la source de 20% en échange de la confidentialité des données. Je pense qu'il faut le remettre en cause complètement et mettre fin au secret bancaire dans l'UE. Cet été, les Etats-Unis ont obtenu de la banque suisse UBS des informations sur certains citoyens américains fortunés qui utilisaient ses services pour des opérations off shore : cela montre qu'on peut bel et bien remettre en cause la fraude fiscale.
Que pensez-vous des ambitions de la présidence française de l'Union européenne sur la question de la fraude fiscale ?
L'interview d'Eric Woerth dans l'édition de La Tribune du 20 octobre était très peu ambitieuse. Tout l'enjeu, c'est le secret bancaire. Or juridiquement le Parlement n'a pas de rôle décisionnel, c'est le Conseil qui peut faire quelque chose. Nous entrons dans les derniers mois où Nicolas Sarkozy préside cette institution et la crise rend ce sujet très sensible : je mesurerai l'efficacité de la présidence française de l'Union européenne à sa capacité à légiférer sur les paradis fiscaux.
17 octobre 2008
Maux de tête
Depuis quelques semaines, j'avoue que je pratique un sport à la mode : le tour des sections. Pour les médecins, c'est une activité très déconseillée : Vous ne mangez quasi pas ou alors à des heures décalées, vous dormez quelques heures par nuit, vous essayez de ne pas vous perdre dans une ville inconnue lorsqu'il faut présenter la motion que vous défendez...etc Non, c'est vraiment une pratique qui n'est pas recommandée.
Pourtant, elle est necessaire dans ces temps de congrès et de crise. Elle permet de voir les débats internes, de comprendre pourquoi le parti a du mal à bouger. Il devient facile de comprendre le poids des barons locaux qui ont forcémment choisi une motion issue de la majorité sortante. Parfois, le débat entre militants peut vous rendre quelque peu septique mais il témoigne un sentiment général. Il arrive également que des militants vous injectivent devant les autres en avançant des arguments de droite du style : "Vous voulez instaurer l'URSS en France" ou alors "Vous n'aimez pas l'économie de marché ?" "Le plus drôle", c'est lorsque vous faîtes l'éloge d'Obama, de Krugman et de Stiglitz et que le secretaire de section, qui a choisi la motion du conservatisme, déclare que vous n'êtes qu'un anti-américain primaire !!!
Il faut comprendre pourquoi certains militants et camarades vous insultent comme si vous êtiez moins honorable que l'UMP. Il m'est même arrivé d'entendre un adhérent du PS dire qu'il était plus proche de la droite que du PC (il faut dire qu'il a des relations avec Sarko et MAM). Bref, la morale de cette histoire est que si on reste uniquement dans sa section, on ne comprend pas toujours les choses.
En tout cas, ce congrès doit permettre un sursaut qui aurait dû déjà intervenir après le 21 avril 2002 ou le 29 mai 2005. Si rien ne change, le parti sera plus qu'en difficulté. C'est son existence qui est en jeu.
13 octobre 2008
Débat Ripostes
http://www.france5.fr/ripostes/ : excellent débat sur la crise financière
10 octobre 2008
Petites histoires d'avant congrès
C'est la première fois que je m'engage dans un congrès du PS pour convaincre les militants de voter pour la motion C.
Comme je m'y attendais, certains militants de la fédération des Hauts de Seine ont parfois des reflexions étranges
A Courbevoie : "Je suis d'accord avec Jean Peyrelevade pour transférer 5 points de PIB des ménages vers les entreprises."
A Saint Cloud :" Je suis favorable au développement du crédit hypothécaire en France."
D'autres m'ont interrogé sur ma vision de l'Europe (sous entendu "vous êtes contre l'Europe")
Quelques uns ont quand même osé dire : "Quand on veut poser des restrictions au libre-échange, c'est quand même douteux" (sous entendu : C'est une marque de xénophobie)
09 octobre 2008
C'était il y a 6 ans.....
Pour un Nouveau Parti Socialiste Le Parti socialiste doit se réformer lui-même, afin de rendre crédible sa volonté de transformer demain la société. | |
| |
08 octobre 2008
Chronique à écouter
http://www.europe1.fr/popup/reecoute/(idconducteur)/87330/(idsequence)/1348
06 octobre 2008
La dernière campagne de l'UNEF
04 octobre 2008
Les apprentis huent le nom de Nicolas Sarkozy
Les apprentis huent le nom de Nicolas Sarkozy
Vidéo envoyée par lemondefr
Nicolas Sarkozy a annulé le discours qu'il devait prononcer vendredi matin sur l'apprentissage devant les premières Rencontres européennes des jeunes apprentis à Paris pour préparer le mini-sommet européende e samedi, a annoncé vendredi 3 ocotbre, le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli. Mais même avant cette annonce, le nom de Nicolas Sarkozy a été hué par l'assistance.
Le budget 2009 prévoit 42 millions d'euros pour les expulsions de sans-papiers (Le Monde)
La prévision de crédits pour parvenir à l'objectif de 26 000 reconduites à la frontière d'étrangers en situation irrégulière s'élève à 42 millions d'euros, selon le programme "immigration et asile" du projet de loi de finances 2009, présenté le 26 septembre par le ministre du budget Eric Woerth.
Le texte précise par ailleurs qu'"il apparaît qu'avec 17 210 reconduites au 30 juin 2008, l'objectif [de 26 000 reconduites à la frontière] sera dépassé pour l'année". En ce qui concerne les mesures d'éloignement, la prévision de crédits est de 42 millions d'euros, avec 39 millions pour les frais de billetterie (le coût moyen d'un billet étant estimé à 1 500 euros) et 3 millions pour la location d'avions. Le montant moyen d'une expulsion est ainsi évalué à 2 186 euros.
BUDGET EN BAISSE POUR LE MINISTÈRE DE L'IMMIGRATION
Pour la rétention administrative, le montant de la dotation prévue pour 2009 est de 28,8 millions d'euros. A la mi-année, 1 538 places étaient gérées par la police et 434 par la gendarmerie, 2 030 places au total étant prévues pour 2009. Le coût moyen d'une place en rétention est de 38,84 euros par jour.
Par ailleurs, le coût estimé du nouvel appel d'offres lancé par le gouvernement pour les missions d'information et d'assistance juridique dans les centres de rétention est de 15 millions d'euros sur trois ans. Le marché public actuel, souscrit avec l'association Cimade, était, dans la loi de finances 2008, d'un montant de 4,56 millions d'euros, soit 57 790 euros par intervenant de la Cimade.
Le programme "immigration et asile" est globalement doté de 436 millions dans le projet de loi de finances 2009, lequel prévoit une enveloppe globale de 513,8 millions d'euros pour le ministère de l'immigration, soit une forte baisse (de 96,2 millions, - 15,7 %) par rapport à l'année passée, qui avait vu la création du ministère.

