Laurent BALA ("pour un monde d'avance")

"Sans la République, le socialisme est impuissant. Sans le socialisme, la République est vide" (Jean JAURES)

24 septembre 2008

Les méthodes obscures de l'UMP pour la région Ile de France

Depuis son élection à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy semble n'avoir qu'un seul projet pour la région-capitale : récupérer le siège de Jean-Paul Huchon. Pour planifier la stratégie de reconquête, Christian Blanc, secretaire d'Etat au Grand Paris, utilise depuis tous les stratagèmes pour destabiliser la gauche. En effet, depuis sa nomination en mars dernier, comme à son habitude, il emploie des méthodes obscures venues d'un autre temps que nous pensions révolu avec la plus grande des discrétions.

Alors que nous vivons dans une République décentralisée depuis 1982, la droite a décidé d'attaquer une institution démocratiquement élue en mars 2004 non seulement en remettant en cause l'autonomie du conseil régional d'Ile de France par la nomination d'un secretaire-d'Etat-super préfet mais aussi en bloquant le projet SDRIF élaboré collectivement avec des citoyens, des élus de tous bords depuis 2-3 ans. En réalité, l'U.M.P a beau jeu de critiquer l'immobilisme de la gauche puisqu'ils empêchent toute forme d'amélioration des conditions de vie des franciliennes et des franciliens sous de faux pretextes, juridiquement infondés.

Face à ce mépris, le Mouvement des Jeunes socialistes ne laissera pas faire ce clan qui n'a pas d'autres ambitions que d'assouvir ces satisfactions personnelles. Pour contourner ce blocage institutionnel, nous appelons à politiser le débat sur le SDRIF et sortir de l'aspect technique voire technocratique. C'est la seule manière de prendre à parti les citoyens de notre région.

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07 juillet 2008

Etre à la hauteur : contribution déposée par le MJS

Cette contribution thématique se veut un regard sur le monde et sur la gauche tels que les voit notre génération politique.

Nous avons ainsi souhaité dresser un diagnostic de la situation sociale de la jeunesse pour en tirer des perspectives durables. Convaincus que les difficultés de la société se manifestent de plus en plus violemment au sein de la jeunesse, nous avons souhaité apporter notre réflexion autour d’un autre modèle de développement à construire, en s’emparant de la question de la création de la richesse, des outils de redistribution et du rôle de l’action publique.

Nous avons, enfin, souhaité présenter nos ambitions pour la gauche, qui doit se rassembler, résister et inventer aujourd’hui pour construire et transformer demain. Pour cela, nous formulons treize propositions à la famille socialiste pour être à la hauteur des défis de demain.

« C’est à la jeunesse qu’il faut s’adresser si l’on veut agir sur les façons de penser les façons de vivre de l’ensemble de la France ». Léo Lagrange

I. Génération sacrifiée, nous refusons le déclassement et la régression sociale

Notre génération : révélateur des problèmes de la société

Première victime de la régression, la jeunesse est la première touchée par le démantèlement des protections sociales, l’accès aux soins notamment. Plus vulnérable, notre génération en devient d’autant plus précaire.

Face aux inégalités sociales et au détricotage progressif du service public de l’éducation, à travers les suppressions de postes, le démantèlement de la carte scolaire ou le retour d’une vision disciplinaire, l’émancipation et les perspectives d’avenir sont remises en cause. Alors que notre meilleur outil pour réduire les inégalités, l’école, est attaqué de toutes parts, la majorité des jeunes issus des classes populaires et moyennes est confrontée au blocage de l’ascenseur social.

Du fait de la crise du logement, 300 000 jeunes sont dépendants de leurs parents et de plus en plus d’étudiants se salarient pour financer leurs études. Se loger est un parcours du combattant, les loyers engloutissant parfois 50% ou plus des ressources des jeunes. Face au chômage, le déclassement est le rite d’initiation professionnelle d’un marché du travail où seule compte désormais la place dans la file d’attente. Au sortir de leur formation beaucoup sont obligés d’accepter des postes souvent bien au-dessous de leur niveau de qualification ou parfois même sans aucun lien avec leur orientation professionnelle. C’est la conséquence directe de l’absence d’une politique volontariste pour l’insertion professionnelle, la formation, l’emploi et la lutte contre les discriminations.

Une jeunesse mobilisée refusant la fatalité

Notre génération vit déjà moins bien que celle de ses parents : elle est la caisse de résonance d’une société qui va mal. Les émeutes dans les banlieues autant que les mobilisations sociales (comme le mouvement contre le CPE) qui la traversent régulièrement sont des révélateurs de cet état de fait.

Nous ne sommes pas pour autant fatalistes et résignés. L’engagement est au rendez-vous : défense de l’éducation, des libertés, de l’environnement, de la santé pour tous, actions en faveur d’un droit réel au logement... La jeunesse mobilisée esquisse un autre projet de société, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire, plus durable. Les politiques menées en faveur de la jeunesse ne peuvent plus se limiter aux questions de sport, d’éducation ou de vie associative. Aujourd’hui, notre génération, parce que première victime de la régression et consciente des enjeux auxquels elle doit faire face, se saisit des questions qui la concernent et se mobilise pour défendre son droit à l’avenir.

II. Face à la violence manifeste dans la société, nous appelons à un autre modèle de développement

Une droite qui relaie un néo-libéralisme destructeur

Nous ne pouvons prédire le nouveau visage que prendra le capitalisme, mais nous constatons que la droite au pouvoir ajoute la régression sociale aux différentes crises qui manifestent l’effondrement du système néo-libéral. Alors que de nombreuses régions dans le monde envisagent et mettent en place des alternatives, la droite au pouvoir poursuit sa fuite en avant : les services publics sont privatisés ou asphyxiés, la protection sociale démantelée, les salariés écartelés entre les emplois à temps partiels et les heures supplémentaires, l’Etat tend de plus en plus à être strictement cantonné à ses prérogatives régaliennes et répressives...

« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée l’orage » disait Jean Jaurès. Un siècle a passé, et pourtant la problématique demeure : la progression de la sphère marchande et de la compétition menace la démocratie et la liberté. La doctrine néo-libérale est par nature destructrice de toutes les structures faisant obstacle à la logique du marché.

Fidèles à nos valeurs républicaines et socialistes, nous défendrons sans relâche la liberté et l’émancipation des individus. Celles-ci sont mises en danger par un système capitaliste débridé, porté par la droite néo-libérale, qui semble confondre « liberté » et « absence de règle ». Nous devons dépasser cet ordre économique, humainement sans logique, socialement destructeur, et écologiquement kamikaze. Nous assumons le fait que la liberté ne peut avancer sans égalité.

Une seule solution : un autre modèle de développement

Notre génération est confrontée à trois grandes questions qui bousculent notre société : l’arrêt du mouvement historique de réduction des inégalités et le retour en force de la pauvreté, la crise environnementale, le retournement de la pyramide des âges. Nous ne pourrons les résoudre dans le cadre économique et social actuel.

Le défi majeur posé aux socialistes est celui de la répartition des richesses. En dix ans, la part du travail dans la répartition de la valeur ajoutée a été diminuée de 10 points au profit de la rémunération du capital. Face aux échecs de la droite pour réduire le chômage et la précarité, augmenter le pouvoir d’achat ou relancer la croissance, nous prônons une nouvelle orientation économique et sociale pour la France, l’Europe et le Monde. Cette nouvelle orientation économique doit notamment reposer sur une meilleure représentation des salariés et autres travailleurs dans leurs entreprises ou leurs bassins d’emplois mais également sur une intervention plus efficace de l’Etat.

Le capitalisme financier échappe à tout contrôle public et démocratique, il hypothèque notre avenir pour le profit maximal d’un tout petit nombre. Pour faire face aux enjeux de demain, nous devons soumettre le pouvoir économique à l’impératif de justice sociale. La puissance publique a un rôle à jouer pour organiser les échanges économiques et internationaux, soutenir l’investissement, définir une vraie politique industrielle, favoriser la recherche et l’innovation. L’éducation, la recherche, la santé notamment, doivent rester des pôles publics dans lesquels le marché n’a pas sa place. Les services publics doivent avoir toute leur place dans cette stratégie économique globale, non seulement parce qu’ils sont sources de cohésion et de justice sociale, mais aussi parce qu’ils sont un outil économique efficace au service de la production et du développement. Nous devons aussi défendre l’économie sociale et solidaire, aujourd’hui étranglée par la pression concurrentielle.

Le développement durable, plus qu’un slogan une nécessité

Des changements climatiques à l’érosion massive de la biodiversité, nous traversons une crise majeure, sans précédent dans l’histoire de l’humanité. C’est l’espèce humaine elle-même, qui, à terme, est menacée par sa propre action, et en premier lieu les populations les plus faibles.

Le développement économique de demain sera durable ou ne sera pas. Nous devons tenir compte des problèmes environnementaux et sociaux qu’engendre notre production agricole, industrielle et énergétique, et créer de nouveaux outils de mesure de la croissance qui prenne en compte la multiplicité de ces aspects. Nous entendons promouvoir un modèle de développement privilégiant les circuits courts (énergies, alimentation ...), un aménagement du territoire raisonné, et les constructions durables. Au-delà des initiatives privées, nombreuses et utiles, c’est bien au législateur d’intervenir et de changer en profondeur nos modes de production et de consommation. Si notre génération sera la première à connaître l’après-pétrole, cela ne doit pas la conduire à accepter n’importe quel modèle de développement. Le problème des agro carburants en est une illustration.

Face à la guerre des générations qu’organise la droite, une seule réponse : la solidarité

La population vieillit ; nous devons proposer une orientation politique qui défende et renouvelle les outils de la solidarité intergénérationnelle. La protection sociale, la santé ou les retraites, ne peuvent être laissés aux mains de l’initiative privée. Les politiques d’exonération des cotisations sociales doivent cesser : elles menacent la pérennité du financement de la protection sociale pour des résultats insignifiants en matière d’emplois ou d’investissement. Face à cela, nous devons prôner une redistribution plus juste des richesses, qui « taxe » davantage le capital que le travail. Nous militons pour une prise en compte nouvelle de la jeunesse dans l’organisation de la protection sociale : pour permettre l’égalité des conditions d’études et associer les années de formation au calcul des droits à la retraite.

L’allongement de la durée de vie n’est pas un drame comme voudrait le faire croire la droite, au contraire c’est un signe de progrès. Le drame serait de ne pas préparer la société aux évolutions démographiques, l’injustice serait de ne pas permettre à chacun de faire ses choix de manières autonomes tout au long de la vie. C’est pourquoi il serait temps d’aborder la question d’un service public du 4e âge, de la prise en charge quotidienne des personnes âgées sans limiter la question de l’allongement de la vie à celle de l’accompagnement vers la fin de vie.

De nouveaux outils pour l’action publique et un nouveau visage pour la démocratie

Principe d’action et projet de civilisation, nous défendons la démocratie dans toutes les sphères de la société. Républicains, laïcs et socialistes, nous défendons les droits sociaux comme conditions nécessaires à la démocratie, au même titre que les droits civils et politiques. Or le recul de ces derniers interpelle. Face à la personnalisation du pouvoir politique, confrontés au transfert des compétences du suffrage universel vers des instances non élues, ou encore devant la crise de confiance exprimée à l’égard de la politique, nous devons défendre un projet d’approfondissement de la démocratie.

Nous affirmons qu’il est nécessaire de changer la politique pour changer de politique. Les évolutions mondiales ont rendu obsolètes les anciens outils d’intervention publique, et impuissantes des organisations internationales trop souvent soumises aux dogmes du libéralisme économique. Il est désormais nécessaire de renforcer l’intervention et le contrôle citoyen à chaque échelon de l’action publique.

La Vème République est le seul système politique au sein des démocraties occidentales à donner des pouvoirs aussi larges à un exécutif aussi irresponsable. Cet agencement des institutions permet au gouvernement de se détourner du Parlement, et les quelques rafistolages proposés ne nous convainquent pas. Ainsi, nous militons pour une refonte totale de nos institutions, dans une VIème République primo ministérielle : le chef de l’exécutif doit être le Premier ministre, entouré d’un gouvernement politiquement responsable devant le Parlement. La justice ne doit pas être subordonnée au pouvoir exécutif et doit disposer d’une indépendance que la présidence du CSM par le Président de la République ne rend actuellement pas possible. Nous défendons un nouvel acte dans la décentralisation qui passe par la suppression de l’échelon départemental et l’élection au suffrage universel direct des intercommunalités. Cela ira de pair avec une clarification des compétences.

Nous défendons également la construction d’une Europe fédérale. La Commission Européenne - véritable gouvernement européen - serait responsable devant un Parlement Européen aux pouvoirs renforcés dont le mode de scrutin commun à tous les pays assurerait une représentativité plus juste. L’organisation de la confrontation démocratique et du débat d’idées est impérative en Europe car elle est l’échelle pertinente d’intervention des pouvoirs publics pour promouvoir un modèle de développement durable.

Nous plaidons, enfin, pour un changement radical des règles du commerce international, qui ne devra plus reposer sur la recherche d’une concurrence « libre et non faussée », mais devra prendre en compte des critères de progrès humain, de préservation des ressources terrestres et environnementales. Nous souhaitons une harmonisation par le haut des protections dont peuvent bénéficier les travailleurs du monde entier, une intervention forte en faveur de l’environnement, allant bien au-delà des actuelles déclarations de bonnes intentions. Conscients que ces objectifs ne peuvent être atteints dans le cadre des organisations internationales actuelles, nous militons activement pour que ces dernières soient démocratisées, et cessent d’être les élèves zélés des préceptes ultra-libéraux. Elles doivent assumer leur mission de régulation de la mondialisation, de protection du travail et de répartition des richesses.

Peu importe les réticences des forces d’argent : nous devons mettre au centre des préoccupations mondiales le progrès démocratique, économique, social et environnemental des sociétés. C’est cette vision du socialisme du XXIe siècle qui est en soi le meilleur modèle de développement durable.

III. Une gauche unie pour construire l'alternative

Aujourd’hui, le Parti Socialiste ne rassemble à ses côtés qu’une partie de la gauche. L’histoire politique de notre pays nous prouve pourtant que jamais celle-ci n’a gouverné aussi efficacement que lorsqu’elle était unie. Il est de notre responsabilité de bâtir une gauche unie en travaillant avec nos alliés communistes, républicains, verts et radicaux, car nous partageons les mêmes valeurs : solidarité, humanisme, internationalisme et justice sociale.

Si « ce qui nous rassemble est plus grand que ce qui nous divise », alors nous voulons être les initiateurs d’une gauche unie associant tous ceux qui souhaitent dépasser leurs divergences, œuvrer pour le même idéal, pour construire une alternative durable.

Une gauche qui gagne et transforme la société: incarnons le progrès et la modernité

Après plus d’un siècle d’histoire, les socialistes et socio-démocrates, en Europe et dans le monde, composent la seule force de transformation sociale capable de porter le progrès par la réforme. Parce qu’il a guidé l’histoire et l’action socialiste depuis sa genèse, le progrès n’est pas une idée morte et reste le moteur de notre action. Cette idée, comme les autres, est à questionner et à repenser, pour devenir le socle d’un nouvel universalisme. Par sa volonté de transformation, la gauche doit incarner la modernité en donnant des réponses aux nouveaux enjeux d’une société complexe. Après les récents échecs électoraux et les dérives des partis socio-démocrates à travers l’Europe, le Parti Socialiste se doit d’être moteur d’une nouvelle forme de gouvernement décomplexé.

Une gauche ambitieuse pour l'Europe

Nous voulons approfondir la construction Européenne, faire de l’Union Européenne une entité politique fédérale dotée d’un traité politique et social ambitieux. C’est donc à l’élaboration d’un projet pour l’Europe que nous devons nous consacrer, pour permettre de démocratiser l’Union Européenne et bâtir une Europe sociale à la hauteur de nos idéaux et ambitions : un salaire minimum européen, une harmonisation par le haut des protections sociales, la convergence économique pour une fiscalité juste et harmonieuse, le développement des services publics européens, la défense d’une politique industrielle respectueuse de l’environnement et la mise en place d’une politique de création d’emplois. Nous devons devenir les outils de cette ambition en faisant du PSE un véritable parti portant nos idées au plan européen.

Une gauche enracinée dans la société

Pour que la gauche reconquière les couches populaires et s’assure un soutien pérenne, elle doit s’enraciner profondément dans la société. Pour cela, elle doit être à l’image de notre société, en étant présente localement sur l’ensemble du territoire. C’est en étant l’émanation de la population que la gauche pourra la fédérer. Cela passe notamment par la réaffirmation de notre statut d’organisation d’éducation populaire.

Une gauche politique en lien avec le mouvement social dans le respect de son indépendance

Il est urgent de renforcer nos liens avec les acteurs de la société civile et du mouvement social. Convaincus que le renouvellement de nos actes doit s’inspirer de leurs expériences et des nouvelles réflexions, nous devons dialoguer avec les militants, les associations, les syndicats et la gauche intellectuelle tant au niveau national que local, et en faire les partenaires privilégiés de nos propositions et de nos campagnes. Le maillage politique/social/syndical est le fer de lance de la gauche. Nous ne vaincrons les inégalités que si nous sommes capables de faire front commun.

Une gauche qui résiste, construit et invente

Conscients que les Français attendent que notre action menée face à la droite soit critique et propositionnelle, notre méthode doit être celle d’une opposition constructive et sans concession. Elle doit s’appuyer sur une confrontation idéologique avec la droite et proposer un autre projet de société.

IV. Propositions à la famille socialiste pour être à la hauteur des enjeux de demain :

Une Contribution Climat Energie

Sa mise en place serait proportionnée selon le niveau de pollution des activités ou produits concernés, conditionnée à l’existence d’alternatives propres, et à la situation sociale des consommateurs... Elle permettrait un plan massif de lutte contre la crise environnementale, en soutenant la recherche et la production d’énergies renouvelables, l’agriculture biologique, un vaste plan d’économie d’énergie (dans les logements notamment), en réduisant drastiquement l’usage de produits nocifs, en protégeant la biodiversité et en repensant le tissu urbain pour créer la ville durable du XXIe siècle. La création d’un service public européen du gaz et de l’électricité donnerait les moyens à l’UE de mener une politique environnementale et énergétique raisonnée en faveur des citoyens de l’Union et la renforcerait dans ses négociations avec les pays tiers sur les matières premières.

Appliquer le principe de précaution aux OGM

Si nous sommes favorables à la recherche publique sur les Organismes Génétiquement Modifiés, la culture en plein champ et la commercialisation de ces produits devraient être interdites afin d’empêcher les contaminations, les risques sanitaires et la dépendance des agriculteurs vis-à-vis des firmes multinationales de semenciers. En outre, les dérives relatives à la brevetabilité du vivant imposent un effort de recherche publique.

Un Taux Minimum Interprofessionnel de Croissance des Salaires

Parce que l’augmentation du SMIC n’est pas répercutée aujourd’hui sur l’ensemble des salaires, nous proposons d’étendre le modèle d’augmentation du SMIC à l’ensemble des revenus salariaux, par un taux qui servirait de base à la négociation salariale.

Une politique du logement radicale

Face à l’explosion du nombre de logements vides dans les villes et à l’envolée des loyers, nous proposons de réglementer les loyers par la loi et d’appliquer la loi de réquisition des logements vides.

Pour un droit à la réussite dans l'éducation

L’objectif du système scolaire ne doit plus être la sélection par l’échec, mais l’élévation du niveau de formation de chaque individu et de toute la société. Pour cela, il doit mettre en œuvre tous les moyens disponibles (pédagogie différenciée, soutien scolaire, orientation, plafonnement à 20 du nombre d’élèves par classe...). L’élévation global du niveau de qualification par la réussite de tous est à la fois un impératif économique et un droit démocratique.

Création de sociétés de crédits publiques

Il s’agirait d’un pôle financier public qui prêterait en fonction de critères définis par le Parlement, afin de permettre à la puissance publique d’orienter la création de richesse et de se substituer à la logique usurière du crédit à la consommation privé. Cela doit s’accompagner d’un durcissement de la législation réglementant les crédits à la consommation courante.

Une Allocation d'Autonomie universelle, sociale, individualisée

Cette allocation permettrait à chaque jeune en formation et en insertion de sortir de la précarité et de pouvoir assumer pleinement ses choix de vie.

Une justice des discriminations

À l’instar du pôle financier dans les parquets, nous proposons que soient institués des pôles anti-discrimination, afin de poursuivre et enquêter sur ce type d’infractions.

Un conseil des âges

La pyramide des âges s’est inversée. Les enjeux de la transition démographique sont considérables : protection sociale, services publics, dépendance, logement... Il faut traiter ces questions de façon transversale. Un comité inter ministériel serait mis en place à cet effet. Il permettrait de gérer la transition démographique, et de mettre en place des comités interministériels traitant des questions générationnelles.

La régularisation de tous les sans-papiers

Parce que nous sommes internationalistes et humanistes, nous devons nous préoccuper des personnes sans papiers sur notre territoire. Ainsi, nous souhaitons une régularisation de tous les sans papiers. Cette mesure devrait être la première pierre d’un vaste projet d’intégration axé sur le logement, l’emploi et l’accompagnement aux candidats à l’immigration. Nous devons également engager, au niveau européen, une véritable réflexion sur notre politique d’immigration.

La poursuite de la création d'une société du temps libéré

Parce que nous croyons à la réduction du temps de travail comme facteur de réduction du chômage, et vecteur d’une société du temps libéré et du travail partagé, nous proposons de mettre en place la généralisation effective des 35h et de développer les politiques publiques de loisirs et d’accès à la culture nécessaires à l’émancipation. 32h et semaine de 4 jours sont pour nous des mesures à court terme indispensables. Le droit de vote pour les résidents étrangers Parce qu’ils ont les mêmes devoirs que les citoyens français et européens, les étrangers doivent avoir les mêmes droits. Nous devrions permettre aux étrangers de voter et de se présenter lors des élections locales et nationales sous condition de durée de résidence.

L'interdiction du cumul des mandats et la création d'un statut de l'élu

Nous proposons le non-cumul absolu de tout autre mandat avec celui de député. Les indemnités doivent donc être suffisantes pour pouvoir vivre sans avoir besoin de travailler ou d’exercer un autre mandat électif. Un maire ne devrait plus cumuler aucun autre mandat (conseiller régional, conseiller général, parlementaire) s’il est maire d’une commune de plus de 10.000 habitants. Nous proposons également de restreindre à 2 mandats consécutifs l’exercice d un même mandat.

Un Tarif Extérieur Commun

Au sein de l’Union Européenne, il serait chargé d’atténuer les différences de protection sociale et environnementale, en surtaxant les produits venant de pays ne respectant pas des normes sociales et environnementales collectivement admises au sein de la zone européenne.

Le progrès n’est pas une idée dépassée.

C’est aux socialistes qu’il appartient de le relancer.

Soyons à la hauteur

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08 juin 2008

Résolution du MJS 92 au dernier CN

Travailleurs mais sans-papiers...

Alors que depuis plus de vingt ans, les immigrés ont souvent été présentés comme la cause de tous les maux de la France par l’extrême droite et la droite, « l’immigré » est continuellement décrit comme un fainéant qui n’attend que les prestations sociales et qui ne se mobilise guère dans sa recherche d’emploi.

Aspirant seulement à un avenir meilleur pour leurs enfants et leur famille, ces populations immigrées sont montrées du doigt, sans cesse soupçonnées d’être les délinquants tous trouvés de notre société.

Le mouvement de grève récent des travailleurs immigrés démontre que de nouveaux combats sont possibles. Celui-ci, lancé ces dernières semaines par la CGT et principalement ancré dans la région Ile-de-France, permet de recentrer le débat sur des termes qui semblent plus acceptables à nos yeux. Cette véritable bataille culturelle sur la question de l’immigration qui n’identifie pas les immigrés comme des délinquants mais comme des travailleurs sans papiers exploités, des employés, des ouvriers. Ils doivent accepter de se salarier dans des secteurs économiques en manque de main d’œuvre, au sein desquels les conditions de travail sont souvent difficiles et où les salaires sont trop faibles : bâtiment, hôtellerie-restauration, sécurité, etc...

Au moment où le rapport Attali préconise d’embaucher pour dynamiser une économie qualifiée comme étant morose, l’OCDE révèle qu’il faudrait 40 millions d’immigrants pour combler le déficit démographique.

D’ailleurs, André DAGUIN, Président de l’Union des Métiers de l’Hôtellerie et de la Restauration (fédération du MEDEF) estime que dans son secteur, 100 000 travailleurs sont sans papier. Cette organisation patronale souhaite, donc, leur régularisation au plus vite.

Le ministre HORTEFEUX ne tient pas compte de cette réalité. Contre toute logique, il n’a permis la régularisation que de quelques centaines de travailleurs immigrés alors qu’on estime entre 200 000 et 400 000 le nombre de sans-papiers en France. Le Mouvement des Jeunes Socialistes est scandalisé par ces « miettes » accordées pour se donner bonne conscience.

Nous réitérons, avec force, que la seule solution est bien la régularisation de tous les travailleurs sans-papiers, permettant de répondre à une demande économique spécifique et aux conditions de vie inhumaines de ces personnes. Le Mouvement des Jeunes Socialistes doit soutenir la création d’une carte de séjour, plus souple, sans limitation à certaines zones géographiques ou à certaines activités professionnelles. Par ailleurs, les travailleurs immigrés doivent pouvoir obtenir une autorisation de travail directement dans le pays d’accueil (et pas seulement depuis le pays d’origine). Enfin, les autorisations de travail et les titres de séjour doivent impérativement être accompagnés de promesses d’embauche sans quoi l’exploitation de ces travailleurs serait la règle et la misère, leur quotidien.

Posté par Laurent 21 à 20:37 - MJS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 mai 2008

texte publié sur le site du MJS IDF

la République moderne face à la machine à trahir

Si le 21 avril 2002 a un mérite c’est qu’il a reposé la question de la refonte de la démocratie et des institutions au sein de la famille socialiste, qui se pensait confortablement installée au sein des mécanismes de la Vème République.

Or, que constate t-on ? Notre démocratie est asphyxiée et le délabrement de celle-ci amène les citoyens, frustrés de ne pas pouvoir participer au débat collectif, à se réfugier dans l’abstention ou le vote protestataire, voire démagogique.

Née à la suite d’un coup de force de l’armée en Algérie, la Vème République concentre tous les archaïsmes du bonapartisme. Le pouvoir détenu dans les mains d’un seul apparaît comme autoritaire et impuissant parce qu’il est en décalage face aux aspirations des français.

Le pouvoir sarkozyste en place depuis un an est une caricature de tous les défauts de la machine à trahir qu’est la Vème République. Se rendant compte que ce système politique est totalement discrédité, il a fait appel à son ancien mentor Édouard Balladur pour adapter la constitution au sarkozysme. Le texte issu de la réflexion d’experts ne change rien à la nature des institutions actuelles. Il renforce même le pouvoir présidentiel. il pourra notamment s’exprimer devant le parlement. Aucune réforme du Sénat n’est prévue, les parlementaires ne disposent toujours pas de vrais pouvoirs. Le chef du gouvernement peut à tout moment utiliser l’article 49 alinéa 3 pour faire passer un texte sans débattre. Rien n’est fait pour transformer ce pouvoir autoritaire en République moderne, régime où le Premier Ministre, détenteur du pouvoir exécutif, rend compte de ces actes devant les représentants du peuple.

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02 avril 2008

On n'arrête pas le progrès !

Le MJS engage le combat pour l’interdiction du boîtier anti-jeunes !

mercredi 2 avril 2008

Ainsi que l’a révélé le Parisien de ce matin, depuis quelques mois est commercialisé un boîtier émettant des sons suraigus audibles uniquement par les jeunes, afin de les éloigner de certains endroits.

L’existence d’un tel objet est en soi abjecte et choquante. Elle discrimine et vise un âge de la vie marqué par les difficultés auxquelles est confrontée notre génération. Qu’aurait-on dit si on avait inventé un boîtier anti-aînés ?

La jeunesse a fait depuis des années l’objet d’une guerre menée par la droite qui a pour habitude de stigmatiser les jeunes en les assimilant à des délinquants. Mesures interdisant les rassemblements dans les halls d’immeubles, interdiction pour les jeunes de circuler à plus de trois dans le centre-ville de Montfermeil,... Le traitement répressif des problèmes de la jeunesse est une fuite en avant perpétuelle à laquelle la droite donne sans cesse de nouveaux départs.

Avec la mise en place de tels boîtiers dans certaines zones de l’espace public, on s’engage dans une course sans fin. Quelle sera l’étape suivante de la traque ?

Enfin, la vente à des particuliers de tels outils permet à Monsieur-tout-le-monde d’avoir à disposition un instrument qui peut provoquer des souffrances à une catégorie de la population. Aujourd’hui, il est possible et autorisé de se faire justice soi-même avec une catégorie de la population : les jeunes. Les jeunes sont les premières victimes de cette privatisation des peines. Dans cette affaire, le gouvernement est responsable. Responsable de laisser faire la vente libre d’un outil aussi dangereux pour nos droits et nos libertés. Le MJS étudie les moyens juridiques d’obtenir l’interdiction de la vente du répulsif anti-jeunes en France.

Posté par Laurent 21 à 20:22 - MJS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 janvier 2008

Le MJS contre Sarkozy

Le MJS contre Sarkozy
Vidéo envoyée par mjs-adrien

Lorsque Nicolas Sarkozy était au ministère de l’Intérieur, il avait alors théorisé une nouvelle forme de politique d’immigration en utilisant le qualificatif d’immigration « choisie » s’opposant à l’immigration « subie ». Autrement dit, développer l’immigration de travailleurs qualifiés et durcir les conditions d’entrée de tous les autres immigrés (non qualifiés, réfugiés politiques, celle liée au regroupement familial, etc.). Seulement, le système de « quotas » d’immigrés s’est transformé en système de quotas d’expulsions ; l’objectif du gouvernement étant d’atteindre 25 000 expulsés par an. Pourquoi ce chiffre ? C’est un mystère. Rappellons que le pourcentage d'immigrés est stable depuis 1970.

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25 janvier 2008

Action MJS le 26 janvier 2008

WANTED

Nicole GOUETA

Maire de COLOMBES

Georges MOTHRON

Maire d’ARGENTEUIL

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13 janvier 2008

Le MJS contre Sarkozy

Le MJS contre Sarkozy
Vidéo envoyée par rue89

Les Sarkozy en plastique du MJS matraquent de faux sans-papiers

Par Julien Martin (Rue89) 21H50 12/01/2008 "

Parce que le PS est trop timide sur la question des sans-papiers, nous montrons que nous on est là." Antoine Détourné est à la tête du MJS (Mouvement des jeunes socialistes) et de l'opération coup de poing menée samedi devant la préfecture de police de Paris. Mais son objectif est avant tout de dénoncer la politique de l'immigration du gouvernement: "On pense que ce qui se passe dans notre pays, avec les 25 000 expulsions en 2007 annoncées par Sarkozy, est très grave. Ce sont des vies qui sont brisées, des vies de gens qui ont grandi en France, pour une politique du chiffre qui en plus n'améliore absolument pas les conditions de vie des citoyens." D'où cette opération entamée par un court défilé sur l'île de la Cité. Au pas de course, pour préserver l'effet de surprise. Les masques en plastique à l'effigie du Président sont de sortie. Les pancartes à slogan aussi. Les premiers entourant les seconds pour une mise en scène de ce qu'ils appellent "la traque des sans-papiers". (Voir la vidéo.)

Les tests ADN réalisés dans le cadre du regroupement familial des immigrés, le fichier Eloi qui permet d'établir des statistiques sur les étrangers faisant l'objet d'une mesure d'éloignement... Les mesures de Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, sont dans leur viseur, même si la véritable cible reste Nicolas Sarkozy, considéré comme l'instigateur en chef de cette politique sécuritaire. Politique que les jeunes socialistes ont pu vérifier d'eux-mêmes. A peine un quart d'heure après leur arrivée devant la préfecture de police, les gendarmes mobiles se mêlent à la manifestation. Non sans provoquer un certain sarcasme sur l'importance des moyens déployés: "Les bleus sont aussi nombreux que les rouges et blancs!" La distributions de tracts aux passants se poursuit toutefois. La voix ne faiblit pas non plus, mais le périmètre d'action se rétrécit. Le face-à-face avec les forces de l'ordre continue en chanson. Avant que les militants ne reprennent le chemin du métro, direction Solférino, le siège du PS, pour la fin du conseil national du MJS qui s'y déroule le même jour. Un membre des Renseignements généraux tient à les accompagner dans les sous-sols parisiens. Ce qui ne manquent pas de les amuser: "Ca tombe bien, on avait prévu de parler sécurité."

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06 janvier 2008

Souvenir, souvenir........

MJS : Le symbole des yamakasi
Vidéo envoyée par PartiSocialiste

Le 09 octobre 2006, j'ai eu la chance de participer à cette action près de la préfecture de Créteil. Après l'escalade du yamakasi, la police est arrivée. Résultat : Le 2nd yamakasi, resté au sol, et Razzy Hammadi, président du MJS à l'époque, se sont retrouvés au poste de police. Nous avons attendu quatre heures avant qu'ils soient libérés. Celui qui est monté s'est enfui par les toits comme dans le film........

Posté par Laurent 21 à 03:08 - MJS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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